ART, LUMIÈRE, PERCEPTION. POUR UN "ART PHÉNOMÉNAL".

Thèse de doctorat d'Arts plastiques.

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Résumé

 

Comment justifier historiquement et esthétiquement une pratique artistique de la lumière réelle ?

Partie I. On analyse les conceptions de la lumière et de la perception de l’Antiquité à la Renaissance, la lumière représentée et les effets de lumière réelle sur les subjectiles, la complexité des réflexions sur la lumière et la richesse conceptuelle dont nous héritons (diaphane, rapport phôs/phainomenon, lumen, splendor, lustro, claritas, etc.), l’évolution des rapports à la lumière des théories antiques de la vision aux thèses médiévales sur la beauté de la lumière incarnée et aux réflexions de Léonard sur la nature changeante de la lumière et de la perception.

Partie II. Les techniques picturales de la lumière évoluent avec l’esthétique et la conception du tableau et de la représentation. Après les réflexions de Léonard, les peintres se concentrent sur le problème de la représentation de phénomènes lumineux éphémères. Cet intérêt pour les incertitudes du phénomène et de la perception les amène à considérer le tableau lui-même comme un objet de perception incertain et donc à remettre en cause l’adhésion étroite entre l’objet-tableau et l’objet de l’expérience esthétique.

Partie III. On décrit trois étapes de l’autonomisation de la lumière réelle comme matériau : 1/ la peinture, basculant dans la modernité et le modernisme, rejoint des questions architecturales d’utilisation de la lumière réelle, l’histoire de la technologie et des éclairages de spectacles ; 2/ le mouvement Light and Space ; 3/ la notion d’« art phénoménal/conditionnel Â» de Robert Irwin et une réflexion sur la couleur étayent la définition d’une esthétique de la lumière comme phénoménologie de l’évanescence.

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